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Vivre une minute par jour pour l'idéal d'Humanité  

 

La Puissance Intérieure nous invite à la construction d’un monde plus juste, plus vrai.

En un mot nous sommes les artisans de cet idéal d’humanité.

 

Tous les jours les opportunités s’offrent à nous

nous donnant la possibilité de façonner cet idéal en le rendant vivant.


         Nous ne pouvons pas réellement physique concrètement

faire du bien à tous les hommes de la terre.

 

Pour autant dès que nous le faisons à un seul nous le faisons à tous.


Dès que nous ouvrons notre porte, ne fut-ce qu’un court instant à celui qui demande,

dès que nous ouvrons notre cœur, l’instant d’une écoute à celui qui se confie,

dès que notre oreille se tend vers l’autre dans une intention de compassion

ce geste se fait pour tous ceux qui partage ces mêmes cas de demande.


Ainsi par ces attitudes, nous renforçons l’idéal humain

et ce dernier se diffuse dans toutes les mentalités.


         Dès que nous rectifions une attitude afin que, l’espace d’un instant,

cette attitude soit la réalité ; l’exacte réalité d’un fait,

nous contribuons à la vérité mondiale.


Lorsque nous agissons ainsi nous contribuons à la vérité sur terre

car nous en vivifions l’idéal.


         Autant il est impossible d’accueillir tous ceux qui souffrent,

autant il est possible d’avoir un seul geste,

là où nous nous trouvons pour une seule personne.


         On pourrait imaginer que, pendant une seule minute par jour,

nous nous efforcions à dire la réalité d’un fait  ;

la réalité de retraduire ce qui s’est passé uniquement

sans colorer ce fait par notre appréciation personnelle ou notre vue des choses.


Dans cette attitude nous contribuerions à la vérité dans le monde

et le mensonge, pendant une minute, n’aurait plus court.


         Nous pourrions voir 6 milliards de minutes clore la bouche au mensonge.


Nous serions les spectateurs de geste de vérité qui se feraient dans le monde

et beaucoup de choses inavouées deviendraient connues

et pourraient entrer en rédemption.


         Le lendemain nous pourrions faire la même chose par rapport à la bonté

puis par rapport à la beauté

ainsi le Bien, le Beau et le Vrai retrouveraient valeurs sur cette terre

et leurs lettres de noblesse en seraient restaurées.


         La rédemption du monde est entre nos mains

et peut fleurir à travers nos gestes et nos attitudes personnelles.


         Ce travail ne demande pas de grands investissements ni en temps ni en frais ;

il s’établit chez nous et dans notre quotidien

dans l’établissement de nos attitudes journalières.


Il ne nous demande qu’une minute parfaite par jour.


         Ce travail est si simple qu’il paraît dérisoire à la plupart des gens.

Et pourtant des jours, des mois de ce travail personnel

nous conduit à la perfection de nous-même. 


Ce travail agit de façon vibratoire dans chacune de nos mémoires cellulaires

semant ainsi de façon souterraine et enfouie notre propre rédemption.


Nous nous rapprochons de l’idéal divin ; cet idéal sur lequel nous sommes modelés

mais dont la lumière n’est pas toujours perçue dans nos attitudes engluées

dans nos désirs, nos déceptions ou nos peurs.


         Autant il nous est impossible d’aimer tout le monde tout le temps, autant il est possible d’aimer parfaitement une personne ne fut-ce qu’un court instant.


N’est ce pas là la définition de notre prochain ; alors qui est notre prochain ?

Sinon celui qui se trouve proche de nous; qui croise notre chemin

qui dans notre espace géographique se trouve tout proche de nous.


         Voilà une bonne base de réflexion, nous sommes tous portés

à aider les pays lointains, le tiers monde

cela paraît plus facile que d’aider celui qui se trouve auprès de nous.


         Il est une phrase célèbre de Jacques Brel :

Je vous souhaite des rêves


         Jacques Brel a écrit cette jolie phrase :


“Je vous souhaite des rêves à ne plus en finir

et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns”


Où donc est cette envie furieuse ? Où se cache-t-elle ?


Serait-ce ce qui nous titille parfois et que nous masquons

sous la peur du quand dira-t-on sous la peur de déranger,

de changer quelque chose qui risque de bouleverser ;

cette chose qui nous bouleverse au point

où nous sombrons parfois dans le désespoir quand la tension devient trop vive.


Cette chose qui nous bouleverse et qui nous abat

parce que nous la retenons trop en nous.


         Cette chose que nous tenons prisonnière qui a tant de force

qu’elle se retourne contre nous jusqu’au moment où nous allons ouvrir nos bras

et où nous la laisserons se réaliser à travers nos gestes, nos paroles, nos pensées ;

où nous allons oser lui laisser prendre toute sa place car elle est la vie,

la vraie vie qui coule dans nos veines

et qui est venue accomplir le jaillissement de Sa Lumière au cœur du monde.


         C’est bien de cela dont il s’agit ; laisser jaillir Sa lumière au cœur du monde ;

c’est en s’appuyant sur Elle que nous saurons résister à l’enlisement, à l’indifférence,

aux vertus négatives de notre époque.


C’est en s’appuyant sur Elle que nous oserons être nous cet exemplaire unique

dans ce monde de photocopie.


C’est en s’appuyant sur Elle que nous traverserons notre vie en préservant notre vertu,

notre morale et notre éthique.


« Je vous souhaite des rêves à ne plus en finir

et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns ».