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Intervenants Congrès Science et Conscience

 

Paola Giovetti

 

Journaliste écrivain spécialisée en ésotérisme et parapsychologie elle est auteur de plus de 30 livres sur ce sujet. Elle a personnellement enquêté sur plus de 100 cas de NDE en Italie, qu'elle a confrontés avec la littérature spécialisée d'autres pays et avec les découvertes d'autres chercheurs. Cette enquête est la seule effectuée sur le terrain en Italie.

 

Les expériences aux frontières de la mort .

 

Depuis quelques dizaines d'années, on est confronté à des expériences définies « en point de mort » (ou NDE « near death experience »), c'est-à-dire aux vécus de qui s'est retrouvé très près de la mort, lors d'un coma, d'une mort clinique temporaire par arrêt cardiaque ou autre.

Les expériences de ce genre ont été vécues un peu partout et en tous temps, plus nombreuses aujourd'hui parce que les progrès de la médecine permettent de ramener en vie des personnes qui seraient décédées autrefois.

Malgré leur caractère unique, elles se présentent selon des « modèles » fondamentalement semblables et ont les mêmes effets chez qui les vit. C'est en ce sens qu'on pourrait parler, presque de bon droit, de science. Les éléments fondamentaux du modèle de base sont :

•  La perte de la conscience quotidienne, pour récupérer en même temps une conscience diverse et supérieure,

•  La vision autoscopique, la rencontre de personnes chéries décédées.

•  La perception de paysages, de musiques, de couleurs fantastiques,

•  La vision d'une lumière très intense qui pourtant n'aveugle pas, vécue comme « divine »,

•  La vision d'un film panoramique de la vie et la capacité de formuler un jugement répondant à des critères différents des critères humains.

•  Le retour à la vie, senti comme douloureux et déplaisant,

•  La rémission de la peur de la mort après avoir constaté qu'elle est, pour reprendre les mots de l'un de ces protagonistes, « la plus belle expérience de la vie ».

•  Leur intérêt pour la vie s'en trouve accru et cette expérience change complètement leur voltage intérieur. 

La fondatrice de la moderne thanatologie, le Dr Élisabeth Kubler Ross a beaucoup fait pour la compréhension humaine de la mort. Le Dr Raymond Moody également dans son célèbre livre « Life after life ». Une enquête rigoureuse effectuée est celle aussi de Karlis Osis et Herlendur Haraldson, publiée sous le titre « At the moment of Death ». Ils ont analysé un millier d'expériences vécues dans des milieux complètement différents du point de vue religieux, social et culturel, aux États Unis et en Inde, remarquant dans les récits des personnes des éléments, qu'ils ont défini « transculturels » ou indépendants des attentes et de la forma mentis des personnes.

La même conclusion est obtenue par le Dr Kenneth Ring de l'Université du Connecticut, suite à une enquête effectuée sur des centaines de personnes ayant subi un arrêt du cœur.

Moi-même, en Italie, sur plus de cent cas, j'ai constaté que les résultats coïncidaient entièrement avec ceux qui sont obtenus par d'autres chercheurs. Cette concordance des indications, fournies par des personnes très différentes de par leur foi, leur culture et leur nationalité, est l'élément qui confirme que les expériences en question ne sont pas des songes ou des hallucinations, mais quelque chose de plus.

Paola Giovetti raconte ensuite plusieurs cas, dont une expérience

rapportée par un témoin dont la crédibilité ne pourrait être mise en doute : le médecin et psychologue Carl Gustav Jung, dans son livre « La synchronicité ».

Son commentaire sur ce cas est : « Il n'est pas facile d'expliquer comment peuvent se vérifier, en conditions de collapsus grave, des processus de mémorisation d'une telle intensité psychique, et comment on peut observer, les yeux fermés, des événements réels dans leurs détails concrets. On aurait dû s'attendre à ce qu'une anémie cérébrale si évidente compromette remarquablement et même empêche l'instauration de processus psychiques si complexes… »

Jung lui-même, frappé d'un infarctus, a vécu personnellement une expérience qu'il relate dans « Souvenirs, songes, réflexions » au chapitre « Visions ». Maintenant que les photos prises par les astronautes dans l'espace nous ont familiarisés avec l'image de notre globe azur enveloppé de nuages blancs, la vision de Jung acquiert un réalisme exceptionnel ; en 1944 toutefois, on ne parlait pas de vols dans l'espace et plusieurs années vont encore passer avant que la fameuse photo ne fasse le tour du monde.

On retrouve chez Jung les mêmes éléments que dans les autres témoignages : « Je peux décrire mon expérience seulement comme la béatitude d'une condition non temporelle dans laquelle le présent, le passé et le futur ne sont qu'une seule chose ».

C'est après cette expérience qu‘il écrivit ses œuvres principales. Après aussi, il lui est arrivé de dire « oui » à l'existence, un « oui » inconditionné à ce qu'elle est, sans prétentions subjectives, l'acceptation des conditions de l'existence ainsi que je les vois et que je les entends.

« L'acceptation de mon existence, telle qu'elle est… »