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Intervenants Congrès Science et Conscience

 

Jean-Yves Casgha

 

Un explorateur des frontières de la Science. À l'origine Professeur de Lettres Classiques, puis désireux de dialoguer avec un public plus étendu, il devient producteur et journaliste de radio et de télévision.

Après de longues années passées sur France Inter (Boulevard de l'Etrange, Science et Mystères) et sur TF1 (entre autres magazines, Futurs), il est aujourd'hui J ournaliste à Radio France International, (Micromega 19hTU le samedi), et Rédacteur en Chef du magazine Rayons X sur France 2.),

Il est Président de l'Association Science Frontières, et, animateur du festival Science Frontières où l'on est invité à suivre, comprendre, anticiper et rêver le monde.

Ce Festival prend le pari d 'ouvrir la science au plus grand nombre : à Marseille depuis février 2005, des écrivains, scientifiques, politiques et artistes débattent de l'avenir de la planète sous différentes perspectives, à partir de la notion de développement durable et des actions que chacun à son niveau peut entreprendre pour préserver l'environnement.

Il a publié avec ses collaborateurs une enquête de six années « Les Risques de Notre Planète » aux Editions du Rocher.

“Risques, Sciences et Médias”

 

La question qui se pose est : qu'est-ce qui me fonde à me tourner vers l'Esprit, qu'est-ce qui relie les hommes ?

Nous avons été élevés dans l'idée que le progrès, qu'il soit médical, technologique, économique, industriel, etc., devait nous conduire vers une société à « risque zéro ». Le vrai problème est peut-être de ne pas arriver à admettre que cette notion de « risque zéro » est définitivement un rêve de société idéale, et nous n'y vivons pas. La réalité, c'est que plus de progrès, c'est également plus de risques.

Nous sommes dans une situation paradoxale et grave. La solution ne peut venir que de nous. Il ne s'agit pas d'être alarmiste, mais le premier effort à faire est un effort de vérité. Faire un état des lieux et accepter la réalité même si elle ne nous plaît pas. Ce n'est pas en cachant les problèmes qu'on arrive à les résoudre. Ensuite seulement, les solutions peuvent être envisagées, car elles existent à partir du moment où l'on admet l'importance des problèmes et la nécessité d'y remédier.

Jean-Yves Casgha a fait un tour d'horizon de tous les points sensibles actuellement, nous en montrant l'avancée, mais aussi le risque attenant si cette avancée est utilisée à des fins de rentabilité, de séparativité ou de pouvoir.

Par exemple, le projet de fusion thermonucléaire contrôlée : il s'agit de mettre au point un réacteur complexe, qui pourra, avec un litre d'eau de mer, produire une énergie suffisante pour alimenter en énergie la ville de Paris durant une année ! Cela fera disparaître tous les problèmes liés aux énergies fossiles…Mais, comment contrôler la puissance mise ainsi en jeu ? Car il serait possible de transporter cette température, voisine de celle du soleil, à l'aide d'un laser, et ainsi de viser un point de la planète pour le réduire à néant !

C'est là qu'intervient l'importance de cet adage « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ».

Jean-Yves Casgha nous montre aussi toutes les pressions de la loi du marché auxquelles nous sommes soumis ; et comment, par une action au quotidien, à notre mesure, nous pouvons changer les choses. En décidant par exemple, de ne plus acheter à Noël des jouets provenant de pays où les conditions de travail sont proches de l'esclavage, en aidant le commerce équitable, en choisissant où nous plaçons notre argent etc…..

Il nous invite à sortir d'un autisme qui, jusque-là , faisait les délices d'un Feydeau, mais qui aujourd'hui est assassin et relève du crime contre l'humanité pour non-assistance à planète en danger.

L'humanité est invitée à une prise de conscience individuelle d'abord pour devenir collective ensuite. Un agrégat d'individus partageant les mêmes valeurs fondamentales, c'est la définition d'une civilisation !

Platon disait : »Il faut relier le réseau subtil des affinités ».

Jean-Yves Casgha conclut son intervention en nous disant : « Autrefois l'homme avait du temps mais pas de montre ; aujourd'hui il a une montre mais pas de temps ».