Intervenants Congrès Science et Conscience
Michel Carmassi
Physicien ; Diplômé au grade de Docteur ingénieur (Université Paul Sabatier de Toulouse). Depuis quelques années, il a orienté son travail sur la physique fondamentale, la philosophie et une recherche sur le symbolisme.
Mis en présence de phénomènes inexpliqués il a entrepris une étude d'analyse scientifique de ces étranges manifestations où interviennent probablement des « processus de pensées ». Deux livres sont en préparation : “La physique expliquée à mes amis non scientifiques” et “Face à face entre la science et le paranormal”.
“ Face à face entre la science et le paranormal ”
C'est titré “scientifique face au paranormal”, c'est peut-être prétentieux, mais on peut essayer de tracer des hypothèses, tracer certaines voies de recherche. Le propre des hypothèses, c'est d'être énoncé, ensuite l'expérience les vérifie comme justes ou non. Si elles se vérifient mal, d'autres hypothèses ou théories prennent leur place et c'est ainsi que la science évolue.
Hypothèse géométrique :
Pour cela, déjà se poser la question : “Qu'est-ce que l'espace” ?
Jusqu'au XIX, début XXe siècle, l'espace était une notion absolue, considéré, d'après Newton, comme étant séparé du temps, chacun de leur côté ; c'était simple, tranquille.
Mais si j'écarte les bras, le devant n'est pas le même que le derrière, le bras gauche n'est pas dans le même espace que le bras droit.
Or, l'espace n'est pas si absolu que cela, contrairement à ce que croyait Newton. Chaque fois que l'on considère quelque chose, c'est par rapport à un référentiel.
Expérience de l'airbus en apesanteur, en chute libre.
Les gens à l'intérieur de l'airbus se sentaient comme s'ils volaient. Par cette trajectoire parabolique, il y a une accélération dans l'avion qui vient s'opposer à l'accélération de la pesanteur (la pluie qui tombe est l'accélération de la pesanteur). La gravitation, ce n'est plus ce qu'on nous a appris à l'école : que les masses qui s'attirent en raison proportionnelle de leur valeur et inversement proportionnelles au carré de leur distance. C'est la masse qui vient courber l'espace. Cela nous conduit à une réflexion plus philosophique : si la masse courbe l'espace, c'est que l'espace a une relation avec la masse, c'est que la masse et l'espace ne sont pas si différents que cela. Et si on peut faire la même chose avec le temps, cela devient complètement paranormal. Ce n'est pas la masse de la terre qui attire le parachutiste, c'est le parachutiste qui glisse dans la rigole de l'espace-temps.
Osons la 4e dimension .
Voilà un homme en 3 dimensions qui traverse un espace en 2 dimensions. C'est très simple : quand vous tranchez votre pain , votre pain est un volume en 3 dimensions ; la lame du couteau est un espace en 2 dimensions, donc vous tranchez un espace à 3 dimensions par un espace à 2 dimensions et le résultat, ce sont les tranches. Dans notre espace à 3 dimensions, si on admettait des entités hyper géométrisées à 4 dimensions, alors elles pourraient intervenir dans notre espace et faire apparaître ou disparaître des objets. Et là, on va émettre des hypothèses qui sont les hypothèses des univers parallèles : on peut imaginer notre univers à 4 dimensions espace-temps, mais aussi d'autres univers d'espace-temps, et l'ensemble de ces univers cohabiterait dans un univers de dimension supérieure. Et il pourrait y avoir des interférences entre ces univers. Ici, la physique nous emmène vers la rêverie, qui est une rêverie mathématique, et pas uniquement de la science-fiction.
La physique quantique :
Depuis longtemps, nous savons que la lumière est une onde. Suivant comme on la regarde, elle sera une particule ou un photon. Louis de Broglie a dit que la matière aussi a cette double identité d'être à la fois une particule et une autre : ex. l'électron. Quand on part de cette idée que tout peut être représenté sous la forme d'onde ou de matière, on entre dans la physique quantique.
Nous ne sommes là que parce qu'il y a entre le noyau atomique du neutron proton et l'électron une attraction électrique.
C'est l'électricité qui fait ce que nous sommes, sans cela il n'y aurait pas de matière, pas de molécule, pas de planètes, pas de galaxies... Cette particule, je peux la représenter soit à l'état réel : l'électron, soit dans l'état ondulatoire ou état quantique. Dans un état ondulatoire un peu plus élargi, ce sera un paquet d'ondes, c'est-à-dire une superposition d'états. Quand on sera dans l'état de superposition d'états, on parlera de dématérialisation. Quand on est dans l'état d'électron, on est matérialisé, on est dans l'état de décohérence. Cohérence à l'état d'onde, décohérence à l'état quantique.
Les superpositions d'états :
Quand Jean-Claude Pantel traverse les murs etc., on pourrait l'expliquer ainsi : il passe de l'état de matérialisation, c'est-à-dire de décohérence, à l'état ondulatoire avec une infinité de possibles. Un physicien dans la salle dirait que cela est impossible, parce que les physiciens utilisent une constante qui est la constante de Planck, qui dit que c'est possible avec des particules, avec des neutrons, avec des systèmes élémentaires, mais que c'est impossible avec nos corps. Mais si j'augmente la constante de Planck ? Oui, cela devient possible.
Les hypothèses temporelles :
Qu'est le temps ?
Il n'y a pas de réponse sur le temps. On n'a jamais vu le temps. On mesure des durées, des écarts.... Où est le présent ? Le passé ? Dans nos mémoires. Le futur, c'est un projet que nous avons dans la mémoire ; le présent ? C'est une frontière entre le passé et le futur. Entre le passé qui n'existe plus et un futur qui n'est pas encore là. Et c'est une frontière sans dimension
On ne peut nommer le temps. Faisons une imposture à ce que je viens de dire et appelons cela des densités de temps, ou plutôt d'évènements. Imaginez : nous sommes ici et en une seconde il y a un évènement : un ovni atterrit à côté de la voiture. Je regarde ce qui se passe et en réalité, admettons que dans cet ovni, pendant la même seconde, eux vivent 60 événements. Ma seconde correspondra à leur minute. Et l'on peut amplifier cela. À ce moment-là, je ne verrai plus les choses, elles me seront invisibles. Si on est tout à coup dans un système dont les densités de temps, les densités d'évènements sont beaucoup plus grandes, ce système peut entrer dans une sorte d'invisibilité.
En chaque point de l'univers, il y a le Tout.
Remontons aux origines, à condition que nous acceptions la thèse du Big Bang. Tout semble nous porter à croire que, à un moment donné, semble-t-il, d'un point initial, l'univers s'est créé.
Remontons à l'origine. Les physiciens l'ont imaginé comme un cône de lumière, et compte tenu que la vitesse de la lumière ne nous permet pas de sortir du cône, acceptons d'y descendre.
Au-delà, j'ai noté le futur. Le petit bonhomme, c'est le présent, et on descend dans le passé vers le Big Bang. Au passage, nous nous arrêtons aux images du fond cosmologique, le moment où la lumière a émergé, car avant, elle était prisonnière. Ce fond cosmologique nous a donné des informations sensationnelles : il atteste beaucoup plus précisément la théorie du Big Bang ; l'univers aurait 13,7 milliards d'années ; il y aurait dans l'univers 4% de matière (les pierres, les galaxies...), 23% de matière sombre qu'on ne voit pas ; 73% d'énergie invisible.
Cette énergie sombre, cette énergie invisible expliquerait pourquoi l'univers est en expansion. Et aujourd'hui, on s'est aperçu qu'au lieu de ralentir, l'univers accélère, ce serait cette énergie invisible qui accélérerait l'expansion de l'univers.
Le point zéro, c'est un ensemble vide qui n'a pas d'éléments ; si je prends un autre ensemble vide et que je le mets dans le 1er ensemble vide, j'ai un ensemble qui a un élément. J'ai l'ensemble 0 et l'ensemble 1, de là tous les nombres sont possibles. Je crée le 1, il y a la 1ère extension, et de là, je vais avoir une spirale de Fibonacci qui génère le nombre d'or et j'ai une boule en 4 dimensions qui va jusqu'à l'infini. Quand le rayon est infini, je cherche le centre, qui est imaginaire. Un espace imaginaire devient un temps réel.
Pourquoi remonter au zéro ?
Un raisonnement mathématique dit que :
Tous les points de l'univers sont reliés par un flot topologique au point zéro, et comme le point-zéro c'est l'information du tout, nous sommes tous en chaque point de l'univers reliés à l'information du Tout .