Allocution Congrès Santé et Spiritualité
Nous fêtons aujourd'hui le centenaire de la Société d'Etudes Psychiques de Nancy.
Pour bien comprendre son existence aujourd'hui, il nous faut entrer dans l'esprit de son histoire qui conduisit les hommes de l'époque à la créer.
Cette histoire, comme toute histoire, découle des circonstances et des événements qui traversèrent ces illustres hommes. C'est à travers leur parcours que nous pouvons mieux comprendre l'actualité de ce que nous vivons aujourd'hui.
Tout commença par le Dr Liébault. Né en Meurthe et Moselle, Ambroise Liébault se destine à des études supérieures et entre à la Faculté de Médecine la plus proche à Strasbourg.Tout de suite après, il revient au pays natal et s'installe, en milieu rural à Pont-Saint-Vincent, près de Nancy.Très vite subjugué dans ses lectures par l'hypnotisme, dont on parlait beaucoup à cette époque, ce médecin de campagne s'initie à la pratique des "passes magnétiques".Dès lors, cette orientation deviendra le fil conducteur de sa vie. Il ira même jusqu'à reprendre ses études pour mieux assimiler tout ce qui se dit et se fait sur ce sujet.Pour acquérir l'expérience et la maîtrise de cette orientation, il n'hésitera pas à proposer de soigner gratuitement les patients qui acceptent de se prêter à ses pratiques.
Il se lance dans cette aventure dans laquelle il réussit à comprendre les potentiels non-exploités de l'humain.Ses résultats dépassent très vite ses espérances et c'est ainsi qu'il décide de transférer son cabinet à Nancy.Il ouvre une polyclinique dans laquelle il peut donner libre cours à son travail.Les résultats qu'il obtient font accourir beaucoup de monde.Il ne tarde pas à être connu comme un "guérisseur-docteur".Il rassemblera la matière de ses recherches et de leurs résultats dans un ouvrage traitant du sommeil et des états analogues, en considérant surtout le point de vue de l'action du moral sur le physique.
Ses idées continuant à évoluer, il fait de l'hypnotisme une véritable discipline, une pratique médicale.Désormais on parlera d'hypnose pour désigner ce "pseudo-sommeil conditionné".Peu à Peu le Dr Liébault démontrera que, pour provoquer ce type de sommeil artificiel, les manipulations magnétiques ne sont pas indispensables. En réalité, l'élément essentiel est la suggestion qui peut tout.Il passera alors à une autre étape: il appliquera la suggestion à la thérapeutique.En ce sens, on peut dire qu'il aura érigé la suggestion verbale en méthode de traitement et Freud dira, de son coté, qu'il est le "père de la Médecine psychomatique", tout comme Bernheim.Par son travail original de pionnier, le Dr Liébault deviendra le fondateur de l'Ecole de Nancy.Celle-ci va briller, quelques années plus tard grâce à Hyppolite Bernheim.Lorsque ce dernier prendra contact avec Liébault. Il reconnaîtra tout de suite la justesse de sa théorie et il la fera sienne, démontrant ainsi toute la valeur.
Liébault est loin d'avoir désirer une telle publicité. De fait, il ne sollicite et ne récolte aucun honneur officiel.Mais, du monde entier, des savants désireux de connaître la nouvelle doctrine et la nouvelle thérapeutique viennent le voir et l'assièger dans sa modeste demeure Nancéienne. Son nom devient rapidement célèbre et sa méthode une véritable école. Ce sera sa seule récompense.La municipalité de Nancy ne voudra pas laisser dans l'ombre ce citoyen avec une telle notoriété.Peu de temps après sa mort, elle décide de lui rendre honneur, dans le quartier même où il a exercé.C'est ainsi que le chemin de Bellevue devient la rue du Dr Liébault.A la même époque, dans le parc Olry, ses amis, ses disciples et la ville de Nancy lui dédie un buste en tant que : "Chef et Fondateur de l'Ecole d'Hypnologie de Nancy".
Cette Ecole de Nancy reposera sur trois hommes: Ambroise Liébault, Hippolyte Bernheim et Emile Coué.
Ce qui fit le lien entre Ambroise Liébault et Hippolyte Bernheim est que ce dernier s'oriente vers des recherches scientifiques à propos de l'hypnose et de l'hystérie.Ces deux hommes auraient très bien pu ne jamais se rencontrer mais je crois que ce qui est écrit est écrit et que l'on échappe pas à son destin.En effet ils auraient très bien pu ne pas se rencontrer puisque le Pr Bernheim est d'origine alsacienne, il est né à Mulhouse. A la fin de ses études secondaires, il s'oriente vers la médecine et commence son cursus à la Faculté de Strasbourg.La guerre de 1870 éclate, il assiste à la capitulation de sa ville. Pour échapper à l'occupation allemande, il fuit l'Alsace, et se place à la disposition de l'armée française.Du fait du rattachement de l'Alsace à l'Allemagne, le gouvernement français prend la décision de replier la Faculté de Médecine de Strasbourg à Nancy où n'existe qu'une école secondaire.A partir de ce moment, toute la carrière universitaire de Bernheim va se dérouler à Nancy.Il est avant tout un des grands médecins hospitalo-universitaires de l'époque, tout entier dévoué à sa tâche d'enseignement et de thérapeute.
Au début des années 1880, il s'oriente vers des réflexions de nature scientifique à propos de l'hypnose et de l'hystérie. Cette quête fera de lui un médecin loin de l'image habituelle. Ses confrères se détourneront de lui et le désert s'installera dans sa vie.Cette solitude le conduira inévitablement vers Liébault, ce très modeste praticien de l'époque qui s'intéressait au problème très controversé du magnétisme et de l'hypnotisme.A l'époque de leur rencontre, Liébault vit lui aussi, la plus terrible des solitudes, il n'est qu'un obscur médecin, non titré, sans élève, il prêche et pratique sa doctrine pendant plus de vingt ans sans être reconnu, les milieux médicaux et scientifiques ne voulant pas en entendre parler et encore moins en discuter.Que fait donc Bernheim ? il comprend que Liébault touche à une certaine vérité, mal assimilée par le corps médical. Il prendra contact avec son confrère et entrependra de sortir son travail de l'indifférence.Il démontrera, grâce à ses propres constatations cliniques, que Liébault n'est ni un rêveur, ni un halluciné, et qu'au contraire il fait figure de pionnier, ayant été le premier à s'en servir dans un but thérapeutique !
Sur ces bases nouvelles, Bernheim commence à rassembler les preuves d'une base scientifique de la psychothérapie naissante. Il était loin de se douter qu'à dater de ce moment, il édifiait les fondations de l'école de Nancy.Très vite les théories de Bernheim, héritées des idées initiales de Liébault sont décriées dans les milieux médicaux. Une bataille s'engage et fait accourir à Nancy des nombreux chercheurs qui veulent se faire une opinion.Beaucoup voulaient se rendre compte par eux-même comment, notamment on pouvait opérer en "endormant" par hypnose certains malades qui ne supportaient pas l'anesthésie par chloroforme.Tous ces travaux laissaient entrevoir de nouvelles possibilités dans le monde médical et incitèrent le Pr Bernheim à créer "l'Ecole de Nancy".
Au cours des travaux dirigés par le Pr Bernheim, un sujet, mis sous hypnose par le Dr Liébault, se mit à parler plusieurs langues étrangères. Les étudiants présents purent reconnaître chacun leur langue natale.Ensuite le sujet se mit à parler dans un dialecte que seul le Pr Bernheim reconnut car il s'agissait bien de son dialecte natal.Au réveil de la jeune fille, en la questionnant, ils s'aperçurent toute se suite que cette femme d'origine modeste, parlait difficilement un français correct, elle ne pouvait pas bien évidemment, connaître toutes ces langues. Que s'était-il donc passé ? Quelle conscience avait rejoint cette jeune femme dans son sommeil hypnotique ? cette nouvelle interrogation leur fit comprendre, à cette époque, que la conscience telle qu'elle était connue n'était qu'un reflet immensément rétréci d'une conscience beaucoup plus grande qu'il était possible de rejoindre.Cette découverte incita nos précurseurs à ouvrir d'autres centres de recherches, la réputation de cette "Ecole de NANCY" arriva auprès de beaucoup de médecins et des groupes se constituèrent en France puis à l'étranger, notamment en Suisse et en Belgique.De nombreux étudiants continuèrent à mener ces travaux jusqu'au jour où ces informations parvint à un autre homme mondialement connu : l'illustre Emile COUE, l'auteur de la célèbre méthode Coué.Son histoire a lui aussi, est loin d'être banale, et elle gagne à être méditée:C'est en exerçant son art de Pharmacien qu'il découvre la force de la pensée et de l'effet placebo en soignant des patients avec des remèdes fictifs.Il se faisait un devoir de ne pas vendre seulement des médicaments, mais d'apporter un note d'optimisme en vantant les mérites du médicament. Ainsi, Coué est convaincu de la puissance des mots, du verbe et des effets de l'imagination.Lorsqu'il tenait son officine, il avait vécu une singulière expérience. Ne pouvant délivrer un médicament sans ordonnance à l'une de ses clientes, il lui avait remis un simple flaçon d'eau distillée en lui laissant entendre qu'il s'agissait du produit actif. On reconnaît là le principe du "placebo" dont les vertus thérapeutiques sont, depuis cette époque, reconnues par le corps médical.
Ressassant ce petit miracle, il en déduit l'idée que l'imagination peut avoir une action réelle et tangible sur l'organisme. Il incorpore à toutes ses réflexions les leçons tirées de la lecture des travaux du Dr Liébault. Et, désormais, tout s'enchaîne, de Liébault, il arrive tout naturellement à Bernheim. Il se sent encourager à poursuivre son chemin. Aidé par son épouse, fille de Victor Lemoine, conseiller municipal de Nancy, Coué rentre en contact avec les intéressés et étudie leurs théories et il participe aux travaux de l'Ecole de Nancy.
Progressivement, la lumière se fait dans son esprit et il suit d'abord l'exemple de ses deux modèles il commence par mettre en pratique la suggestion en s'aidant de l'hypnose. Puis il décide de l'abandonner en s'appuyant sur une loi selon laquelle "la suggestion n'agit qu'à condition d'avoir été transformée en auto-suggestion, c'est-à-dire une suggestion acceptée par le sujet lui-même"Dès lors, l'hypnose ne lui apparaît plus indispensable, à condition que la personne se mette elle-même en état de relaxation mentale. De la technique suggestive pratiquée par le médecin, Coué en vient à une méthode auto-suggestive, réalisable de ce fait par tout individu. Une méthode applicable non seulement aux affections organiques, mais aussi aux faiblesses psychologiques comme la timidité, le trac, les mauvaises habitudes et même la peur. Tout un programme !
Sa demeure verra défiler les patients venus se faire soigner autrement. Les consultations sont gratuites, les dons serviront à des oeuvres sociales ou à la création d'instituts chargés de promouvoie la technique de celui qu'à sa mort en 1926, le maire de Nancy qualifiera de bienfaiteur de l'humanité.La Lorraine a longtemps boudé ce citoyen gênant. Par contre, sa pensée intéresse le monde médical français qui suit les nombreuses conférences qu'il fait à travers le pays, l'Europe, et les Etats-Unis. Un livre sur sa méthode sera publié en Angleterre et diffusé à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires. Ainsi les Anglais seront nombreux à venir s'installer dans les hôtels de la Place Stanislas pour pratiquer la méthode Coué.
ALors que son succès fait naître des cabales en France, qui entendent contrecarrer l'action de Coué sous prétexte d'exercice illégale de la médecine, les Etats-Unis le réclament. il y donne des conférences à guichet fermé et doit être protégé par la police d'une foule enthousisaste.Un film est tourné, un disque est enregistré, pour faire passer le message de l'autosuggestion .Un second voyage aux Etats-Unis achèvera sa consécration mais affectera sa santé. Malgré cela il continuera de consulter rue Jeanne d'Arc à Nancy, les foules venues du monde entier pendant que ses instituts essaiment un peu partout en France, en Europe, aux Etats-Unis.
Partout où il doit aller, on attend sa venue avec impatience. Son nom rend la confiance aux désespérés, et devient synomyne de santé et bonheur. On apprendra qu'au Etats-Unis, il est surnommé "le marchand de bonheur".Ce pharmacien champenois nous laissera ce beau message dans lequel il nous dit: "en actionnant ses ressources intérieures et son imagination, un individu est capable de mieux gérer son existence". Il écrit notamment: "Si notre inconscient est la source de beaucoup de nos maux, il peut amener aussi la guérison de nos affections morales et physiques".Il n'hésitera pas à déclarer: "Vous avez en vous même l'instrument de votre guérison". La grande idée de Coué est bien là: ne pas laisser en jachère la moitié de nos possibilités et prendre en compte toutes les possibilités de notre cerveau.
Voici comment la réunion de ces hommes attirèrent d'autres chercheurs à rejoindre le courant de pensée émis à Nancy. D'autres passionnés au-delà du milieu médical vinrent gonfler les groupes de recherche.Comprenant l'importance que ces groupes prenaient, les médecins fondateurs de l'Ecole de Nancy, profitant de la nouvelle loi votée en 1901 privilégiant les associations créèrent une structure associative qui vit le jour sous le nom de: La Société d'Etudes Psychiques de Nancy.
Cette société eut pour mission de continuer d'étudier les possibilités du cerveau humain, de continuer d'explorer la conscience telle qu'elle est connue en allant vers un élargissement de celle-ci afin d'y étudier et comprendre quelle part à l'Esprit qui sommeille en elle.
Vers les années 1930 à 1934, Monsieur Millery adjoint au Maire étant un fervant adepte de Coué, prit une part très active dans la vie de cette toute jeune association. Ce fut le début d'une longue liste de noms venant étoffer ces recherches.Messieurs Westermann, Ingénieur Chimiste, et Mongel Ingénieur des Arts et Métiers, tous passionnés de ces recherches, s'inscrivent dans l'oeuvre commencée par nos illustres fondateurs. Les groupes de recherche continuèrent à travailler scrupuleusement, des procès verbaux de séance étaient rédigés à chaque fois.
Si notre ancien président, Gaston François, qui vient de nous quitter était encore là, il pourrait nous dire aujourd' hui comment un membre de sa famille a été guéri par Emile Coué:Il s'agissait d'une dame qui venait de perdre son époux auquel elle était très attachée. A la suite de ce décès elle était en proie à des dépressions suicidaires car, à son grand regret, le couple n'avait pu avoir d'enfants. Elle se retrouvait donc sans but. Elle rencontra Emile Coué qui comprit tout de suite la gravité de son état. Au début il dut même avoir recours à un léger hypnotisme pour apaiser le mental de cette dame. Ensuite il l'a revit plusieurs fois et la traita par l'auto-suggestion jusqu'à sa complète guérison. Elle confiera facilement à son entourage: "Qu'elle avait été complètement guérie, et de plus avait été initiée par Emile Coué à la vie après la mort, il lui avait assuré que son époux vivait toujours mais de façon différente".Mr François a personnellement connu Madame Coué, qui a l'âge de quatre vingt douze ans donnait encore des conseils. Il a également bien connu Mme Muller niéce d'Emile Coué qui, après son décès, a continué l'oeuvre de son oncle, en diffusant ses idées par l'intermédiaire de ses deux livres "Ce que je dis ! Ce que je fais". Elle pratiquait comme lui la suggestion de groupe deux fois par semaine, sans accepter d'argent. Notre ancien Président était devenu un élève très assidu de ses réunions. Je l'entendis souvent enseigner lui-même la méthode à beaucoup de personnes. C'est lui qui devait aujourd'hui nous parler du travail poursuivi dans la Société. Il avait gardé précieusement toutes ses notes de l'époque et m'avait demandé de l'aider à les remettre au propre. Nous devions y travailler ensemble cet hiver passé en vue de ce congrès. Il voulait que reste un témoignage écrit de cette époque importante.La maladie évoluant plus vite qu'il ne l'avait pensé, il est parti avant que ce travail ait pu se faire.
Là aussi, dans la période allant de la fondation de la Société jusqu'à la fin de la guerre 1935-1945 nous ne pouvons qu'être assez imprécis quant aux dates car nous n'avons hélas plus aucun document. En effet, pendant l'occupation allemande, la Gestapo fit fermer notre Société et s'empara de toute la documentation, compte-rendus de séance, notes, etc... Là aussi ce fut la mémoire vivante qui a pu retracer le vécu consigné dans les archives dérobées.Gaston François avait eu tout loisir de consulter et de prendre connaissance de toute l'histoire de notre Société, étant à cette époque son secrétaire. La Présidente Mme Nathan, avait du fuir en zone libre, c'était donc sur lui et sur ceux qui restaient que reposait la société. Elle resta fermée pendant tout le conflit. Mme Nathan était une femme très évoluée. Elle introduisit la Théosophie. Elle reprit ses fonctions à son retour et procéda à la réouverture de la Société. Les conférences et les groupes de travail reprirent leur ryhtme et de nombreuses personnes poussèrent nos portes.
En lisant les archives qui me restent de cette époque, je pus y lire les noms de beaucoup de passionnés. La quête de la connaissance de l'Esprit dans le corps humain affleure partout année après année.
J'ai pu découvrir qu'André Karquel vint continuer d'enseigner la Théosophie à la Société d'Etudes Psychiques.
Il a écrit plusieurs livres notamment "l'éveil de l'homme nouveau" et "l'Alchimiste du Nouvel Âge". Il vint y enseigner pendant de nombreuses années. Son message voulait nous démontrer:
- que l'homme n'est que le masque d'un être beaucoup plus grand,
- que l'immortalité se trouve au coeur de notre conscience,
- que nous vivons dans un univers composé de deux niveaux de réalités: le niveau de la conscience absolue et le niveau de la conscience corporelle régie par le temps et conditionnée par la vie que nous avons,
- que nous pouvons franchir ces barrières temporelles.
Son enseignement était suivi avec assuidité. Dans ce public se trouvait une femme, Mme Jamar, qui n'hésita pas à former des groupes d'études chez elle. Elle sera, au plan Nancéien, celle qui continuera d'enseigner la Théosophie.
Nombreux sont ceux qui sont venus apporter leur pierre à cet édifice, donnant leur temps sans compter, mettant de nombreuses personnes sur le chemin de la Spiritualité, apportant le réconfort sur leur passage. Parmi les derniers les plus connus je voudrais citer Mr Baize, Jean Manson, Gaston François. Mme Baize, souffrante, n'a pas pu être parmi nous. Le comité lui a fait envoyé des fleurs.C'est à tous ces êtres que je voudrais rendre hommage. Si notre Société a 100 ans et continue de diffuser le message dans un monde où rien ne dure, c'est parce que des hommes et des femmes ont donné de leur temps, de leur espoir, de leur réconfort, de leur amour. Quelle profonde leçon d'humanité nous célébrons aujourd'hui.
Nous venons continuer la liste débutée par eux, nous venons nous inscrire à leur suite. Dans la lumière où ils sont aujourd'hui, je voudrais leur dire merci !.Merci à vous que nos yeux ne peuvent plus voir aujourd'hui mais dontl'esprit demeure encore parmi nous. Merci de nous avoir légué une si belle Société qui continue d'accueillir encore ceux qui sont en recherche, ceux qui ont besoin de réconfort.Puissiez-vous toujours continuer à veiller sur notre Société, puissiez vous toujours nous aider à aider notre prochain. Nous avons mis notre main dans les vôtres pour continuer le chemin et notre autre main est libre pour la mettre dans celles qui continueront après nous.
Ceux que nous accueillons sont tous des pèlerins en quête d'un mieux vivre, tous habités d'un idéal profondément humain.Pour nous aider dans cette tâche depuis de nombreuses années la mairie a accueilli notre siège social dans la maison des associations. Nous avons donc un local nous permettant de mettre une bibliothèque au service de nos sociétaires. Ce local est un point de rencontre une fois par mois pour ceux qui souhaitent bavarder, être soutenu ou tout simplement consulter un ouvrage.Tout comme nos prédécesseurs, nous aussi, nous continuons à croire que l'homme possède un potentiel magnifique et nous voulons poursuivre le caractère humanitaire donné par nos fondateurs en continuant de favoriser le développement moral et spirituel de la personne humaine.Comme nous l'avons vu à travers cet historique, dans la pensée de ces illustres hommes le corps n'est pas séparé de l'Esprit mais au contraire, ils ont démontré que c'était l'Esprit qui guidait le corps.En choisissant le thème de Santé et Spiritualité, nous avons voulu nous aussi apporter ce même message en disant dans l'actualité d'aujourd'hui comment, à notre époque, d'autres pionniers continuent de démonter l'unité entre le corps et l'Esprit.S'il est vrai que l'énergie suit la pensée, je pense qu'à travers ce congrès où nous rendons hommage à nos pères, nous sommes un trait d'union entre le monde d'hier et celui de demain. C'est à nous qu'il appartient aujourd'hui de répandre la semence magnétique dans laquelle le futur de cette Société va s'inscrire.Comme le représente si bien l'affiche, nous pouvons voir ces sihouettes d'hommes et de femme oeuvrant pour que nous soyons là aujourd'hui, et nous voyons aussi que d'autres visages viendront après nous. Nous ne sommes qu'un maillon dans cette recherche à travers la santé et la spiritualité et nous avons accepté, comme nos pères, de remplir notre rôle.Car c'est bien de cela qu'il s'agit, de jouer un rôle, chacun à notre place. C'est en le jouant que nous permettront aux gnérations futures de continuer la marche de l'humanité vers l'Esprit.Est-ce vraiment utopique que de penser cela, que de croire en la lumière de l'homme à la fin de ce siécle ? Je ne le crois pas .Nous venons d'achever un siécle pendant lequel nous avons assisté à la fois aux profondeurs de la dépravation, de la cruauté et de l'horreur, et en même temps à la manifestation du courage, du sacrifice et de la compassion humaine.La gamme entière de la capacité humaine pour le mal à l'état pur ou pour le sublime spirituel à l'état pur s'est étalée devant nos yeux. C'est à travers tout cela que l'humanité a choisi de suivre le chemin de la lumière.De plus en plus, nous pouvons constater que des gens sont capables de s'élever contre l'horreur. Cette capacité dans l'homme à s'élever contre la misère, la peur, la haine, est bein de l'amour à l'état pur.La volonté que nous avons à répandre le Bon, le Beau, le Vrai est une semence magnétique de l'avenir. Tout comme nos pères ont lancé une semence qui devenait magnétique au point d'attirer tous ceux qui pouvaient l'accueillir, à notre tour lançons, nous aussi, une semence et puisse-t-elle être assez magnétique pour attirer ceux qui, demain, continueront l'histoire qui a 100 ans aujourd'hui.Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conférenciers et intervenants, vous tous, mes amis du comité de notre Société ainsi que tous les bénévoles qui sont venus nous rejoindre, je voudrais vous remercier du fond du coeur d'avoir répondu favorablement à l'appel que je vous ai lancé pour participer à notre congrès.Dans tout ce que nous allons vivre tout au long de ce week-end, vous aussi vous allez vous inscrire dans cette chaîne d'amour, dans ce message à travers lequel nous voulons dire à nos frères: l'humain est bien plus qu'un simple corps mortel et périssable, l'humain est un Esprit dans ce corps, il est fait, il est construit, il est bâti à l'image de Dieu.
Marie HUVET.